Une fois de plus les lumières de Noël, ce soir, brilleront de tous leurs feux, les sapins clignoteront en nous faisant de l'oeil, les cadeaux aux papiers colorés s'accumuleront dans certains foyers étouffant sous leur nombre les chaussures mises devant les cheminées. Une fois de plus Noël sera le symbole de la joie, du renouveau et de l'espoir.
Et pourtant, peut-on effacer de notre pensée tous ces petits enfants pour lesquels Noël restera un jour triste, un jour sans espoir, un jour sans bonheur ?
Pour moi qui crois à la force de la pensée puisque je pense qu'elle est matière, unissons nous, par la force de notre volonté afin de soulager un peu la tristesse et la misère de ceux qui n'ont pas eu la chance de naître dans nos familles privilégiées. Vers minuit pensons très fort à tous ceux-là, à tous ceux qui ne trouvent leur subsistance que sur des tas d'imondices, à tous ceux qui n'ont pas la force d'imaginer même le Père Noël.
Je sais que penser à ceux qui souffrent est bien peu de choses, mais ce sera déjà cela car nous oublierons pour un temps nos égoïsmes de nantis en nous penchant, par la force de notre pensée vers tous ceux qui, en silence, appellent à l'aide.
Mais que tous ceux, et je sais qu'ils sont nombreux, qui oeuvrent sur le terrain près de la douleur des autres soient assurés de toute notre reconnaissance et de tout notre amour.
Ainsi nous aurons tous un peu moins honte devant l'accumulation de jouets que recevront, ce soir, nos enfants.
Que 2006 nous apporte à tous la force de nous pencher sur le malheur des autres
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