En ces jours de Noël symbole de Paix et d’altruisme, où l’Amour devrait être plus fort que la haine, un homme qui se croit humoriste, a pastiché dans une infâme parodie, la mort violente de six millions de victimes ! Six millions de personnes, femmes, enfants et vieillards, qui avaient commis le simple péché de vivre, le simple pêéché d'exister !
Oui Monsieur Dieudonné, nouveau leader de l’extrême droite puisque vous n’avez pas réussi à faire autre chose de votre vie, six millions de Juifs assassinés par vos amis nazis, dans ce qui est pour vous un "détail" de l'histoire, dont ma mère, mon père, ma petite sœur et tous ceux que j’ai vu mourir à Auschwitz, du fond des chambres à gaz et des fours crématoires vous regardent atterrés.
La haine du Juif que vous avez viscéralement accrochée au plus profond de vous-même, à défaut de l’être sur un cœur qui ne semble plus battre dans votre poitrine, cette haine que vous déversez sous le prétexte que vous respectez la liberté d’opinion, cette haine vous obscurcit la vue et la raison.
Si Hitler avait gagné la guerre, ce que, peut-être dans votre délire, vous auriez souhaité, que croyez-vous qu’il aurait fait de tous ceux qui, vous ressemblant physiquement, sont assez loin des aryens, aux cheveux blonds et aux yeux bleus ? Les aryens devaient, selon lui, diriger le monde ! Quant à vous, vous auriez rejoint, à Auschwitz ou ailleurs, comme ceux dont vous niez le martyr, les mêmes chambres à gaz qui les ont fait mourir.
S’il vous reste encore un peu de jugement, si vous oubliez vos provocations qui seules permettent que l’on parle un peu de vous, réfléchissez à ce que disait Franz Fanon à ses élèves africains : « Lorsqu’on dit du mal des Juifs, dressez l’oreille, mes enfants, on parle de vous ».
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Tout d'abord je tiens à vous ennoncer les raisons de mon "déclic":
Durant une heure de sciences économiques et sociales, le sujet du négationnisme fût lancé par l'intervention d'un élève citant les propos absurdes tenus la veille par Jean Marie Le Pen au parlement européen je cite : "les chambres à gaz sont un détail de l'histoire de la seconde Guerre Mondiale"
Un autre élève prit alors la parole en tentant de justifier les propos tenus par Le Pen en citant les massacres de Néron commis dans l'antiquité, les génocides en Afrique en ne s'adressant pas simplément au professeur mais à toute la classe comme pour faire passer un message et peut être affirmer ses convictions devant ses camarades.
Le professeur bien entendu mit fin à cette discussion pour continuer le cour mais celle ci repris à l'interclasse avec comme personne présente le professeur, l'élève au propos négationnistes et moi qui voulait comprendre pourquoi il pensait ainsi. Il réafirma ses convictions et dans un état de choc et certe en manque certain d'argument car je n'avais jamais été confronté directement à une personne tenant de t'elle propos, je lui dit alors qu'il n'avait pas le droit de parler comme ça. Il me répondit brièvement mais pourquoi n'ai je pas le droit de parler comme ça Mikaël? Le langage, premier cour de philosophie de l'année, le langage n'a pas de limite, on peut tout dire! Je décidai alors de quitter la salle de cours sous la colère et ne voulant pas laisser place à la violence qui aurait peut être de mon point de vue été légitime à cette instant car je ne savais pas quoi lui répondre, comment lui faire comprendre que ce qu'il disait était faux, qu'il faisait du mal, et qu'il choquait les gens qui l'entoure. Etant moi même de confession Juive, j'eut même le droit à un Mikaël tu te voiles la face, si tu penses que ton passé va te permettre de te faire pardonner de tout, et bien tu te trompes!
Depuis cette histoire je me pose beaucoup de question, tout d'abord comment répondre à ce type d'individu qui je pense cherche plus à provoquer et à choquer, car je ne crois pas qu'il se rende bien compte de ce qu'il dit, d'autant plus que ce n'est pas la première fois qu'il intervient de cette manière, puisqu'il a un avis sur tout!
De plus j'ai été choqué par le manque de moyen de tout un système scolaire, qui ne peut en rien lutter contre de telle parole, en commençant par mon professeur que je respecte énormément mais qui ma parut pour la première fois impuissant devant ces phrases tentant de raisonner quelq'un sur de ce qu'il avançait, mais aussi par la direction qui n'eut apparament que seuls parôles les miennes: "tu ne peux pas dire ça"!
Il faut quand même dire que avant cet incident j'avais des affinités avec ce garcon, et que l'on s'entendait bien, ma réaction est très simple je ne lui adresse plus la parôle, mais désormais je pense que mon attitude a changer il est évident que je suis très préssé de finir l'année et que je n'ai plus envie d'aller en cour le matin comme avant.
D'autant plus que pour l'année prochaine je me suis inscrit à la fac de droit d'assas qui était réputée pour ses branches d'extrèmes droites, je m'intérroge alors sur le fait d'aller dans ce lieu sachant que je risque d'être de nouveau confronté à une cituation similaire.
Sachant le conseil de mon professeur a été je cite: "d'aller dans la gueul du loup"
Mais dans ce cas monsieur Braun comment réagir? Dois-je les ignorer? Tenter de les raisonner?
D'autant plus que l'antisémitsme en France devient de plus en plus fort car je pense assimilé aux conflits Israelo-Arabes de notre époque, comment réagir devant de cette montée?
J'espère monsieur Braun que vous arriverez à répondre à mes questions ou du moins me donner votre avis sur le sujet.
En attendant votre réponse, je vous souhaite monsieur mes sincères salutations!
Mikaël
Tu as eu à faire là soit à un provocateur qui te sachant Juif a voulu te choquer, soit à un véritable négationiste adepte des propos de La Pen. Dans le premier cas il suffit que tu affiches une totale indifférence et il se calmera, faute de combattant. Dans le 2ème cas c'est plus difficile, car parler logique à un fanatique n'est pas toujours aisé. Si Le Pen dit qu'il s'agit d'un détail de l'histoire, il reconnait par là, ipso facto, la réalité de la Shoah mais veut la placer dans la réalité historique en en minimisant l'importance. A cela il faut répondre que la Shoan s'inscrit certes dans la barbarie humaine mais qu'en plus, et c'est ce qui en fait sa spécificité, les victimes étaient matières premières puisque les cheveux servaient à faire des tissus, les dents en or des lingots et qu'ils ont même essayé de faire du savon avec la graisse qui sortait des fours crématoires. De plus, à la différence de tous les autres génocides, la Shoah était un crime d'état, puisque les ordres venaient d'en haut, et qu'elle est un crime de bureau car les ordres transitaient à tous les degrés de la hiérarchie. Enfin il faut calmement lui rappeler l'horreur de la "Shoah par balles", tous ces milliers de gens assassinés en Europe de l'Est par les Eizengruppen (je ne suis pas sûr de l'orthographe). Celle-ci a été très bien étudiée par un prêtre catholique le Père Desbois. Comme la Shoah est une barbarie avec toutes ces spécificités, elle ne peut pas être un détail de l'histoire. Il faut argumenter calmement même si tu as envie de lui éclater la tête.
Par ailleurs si nous ne devons réclamer aucun droit pour nous, car il ne faut pas instrumentaliser la Shoah, cela ne veut pas dire qu'il faille considérer les victimes comme des morts ordinaires.
Dis-toi aussi Mikael que, même si l'antisémitisme fleurit plus qu'il y a quelques années, il faut que tu ne changes rien à ton programme d'études et aller à la fac de D'Assas.
Si tu dois m'écrire à nouveau fais-le directement à mon adresse : sbraun@wanadoo.fr
Ne perds quand même pas courage en l'homme et ne regarde pas ton collègue de lycée comme le représentant de la majorité des hommes.
Permets-moi de t'embrasser bien fort
Sam Braun